Du haut des toits de la ville,
envahit par la nuit depuis peu, je l'observe.
J'aurais voulu peindre le moindre de ses gestes,
pour ainsi l'encrer à jamais dans ma mémoire parfois défaillante...
Une bise froide et sèche ce manifeste,
je l'observe, il se couvre...
Sa démarche m'envoute et m'intrigue,
ce n'est pas un homme, mais bien plus.
Une illusion matérialisé, cependant prête à s'évaporer.
Un plaisir intense qui est aussi une menace permanente.
Ce vent sec devient humide,
Le brouillard se dévoille peu à peu tel un voile de soie fin pourchassé par le vent.
Il ne me voit pas, ne peut me toucher,
mais il à déjà atteint mon coeur et lui fait subir mille et une torture.
Je réalise peu à peu l'emprise que cet être exerce sur moi,
ce qui fait en mon âme encore inachevée une pointe de colère.
Le brouillard devient épai tel la têmpete qui se lève en mer.
Je ne le voit plus, je ne l'ai pas effleuré.
Mes mains se crispe nerveusement sur la pierre qui s'effrite sous l'étreinte impitoyable de mes doigts.
Je le sais à présent quel est ce sentiment dont tous parlent...
Je le connais enfin, l'amour